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La vérité est ailleurs

 
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Laurence
Petit(e) Raleur/se...Deviendra grand(e)


Inscrit le: 06 Avr 2005
Messages: 7
Localisation: Petit village à 12Km de Gevrey Chambertin (cote d'or)

Posté le: Mar Avr 19, 2005 9:33 am 
MessageSujet du message: La vérité est ailleurs
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Préambule

Soyons clair : mon jeune âge (la quarantaine au moment où j'ai commencé à écrire ces lignes), couplé à ma formation scientifique, ne fait pas de moi un spécialiste de la question sociale. Il ne faut donc voir, dans mes propos, que le résultat des réflexions d'un père de famille qui s'interroge sur l'orientation à donner à sa vie, dans une société qui ne semble pas en avoir. Le seul privilège que je me permettrais d'avancer, mais qui a quand même son importance, est celui d'être heureux...

Car ce qu'il y a de remarquable dans notre société moderne, c'est que malgré tous les avantages qu'elle nous procure, nous vivons en permanence avec un sentiment d'insatisfaction, voir de frustration. À un point tel qu'il n'est plus possible d'avoir une discussion à bâtons-rompus, sans que votre interlocuteur ne se désole de quelque chose. Et si vous orientez la conversation sur les vacances, sujet on ne peut plus réjouissant, on a l'impression que ce sont les seuls moments qui méritent d'être vécus. À croire que notre vie quotidienne est devenue tellement rebutante, qu'il faille la fuir régulièrement pour la supporter.
Le paradoxe

Pourtant, quand on essaye de faire un point objectif sur l'état de nos acquis, on ne peut que constater que ceux-ci n'ont jamais été aussi important. En effet, si nous revenons à nos fondamentaux, il est dans la nature des choses que chaque être humain gagne sa nourriture à la sueur de son front.

Nos ancêtres ont donc, depuis la nuit des temps, travaillé quotidiennement pour satisfaire leurs besoins immédiat, sans parvenir réellement à se mettre à l'abri des mauvais jours. Réussir à travailler moins est donc une indication importante de l'amélioration de notre condition.

Or, notre temps de travail s'est énormément réduit ces dernières générations ! S'il a été stable pendant des siècles, à tel point qu'il ne venait à personne l'idée de le quantifier, la révolution industrielle (XIXième siècle) a modifié de façon radicale notre façon de vivre. En effet, c'est avec elle qu'est née la notion d'horaires de travail (les ouvriers ont moins de contraintes liées aux conditions météorologiques), qui étaient approximativement de 12 à 14 heures par jour, 6 jours sur 7, au début des années 1800.

À cette époque, les choses évoluent peu puisqu'il faut attendre 1900 pour qu'une loi limitant la journée de travail à 10 heures soit promulguée (les semaines comptent toujours 6 jours travaillés). C'est même seulement en 1906 que le repos dominical entre dans les textes, et il faut attendre 1936 pour que 2 semaines de congés soient accordées.

Si nous faisons une rapide comparaison, un ouvrier de 1900 travaillait donc 313 jours par an (365 jours - 52 dimanches), soit 3130 heures, alors qu'aujourd'hui nous en sommes à 1645 heures (52 semaines - 5 semaines de congés, à 35 heures), soit pratiquement la moitié !

Toujours dans l'optique de quantifier nos avantages acquis, on peut aussi s'amuser à comparer notre espérance de vie. Or, celle-ci est passée de 40 à 74 ans (pour les hommes) en à peu près un siècle, ce qui montre bien l'évolution de ce que j'appelle notre "qualité de vie". Pour information, l'espérance de vie au Bangladesh était de 57 ans en 1988.

Dans le même esprit de comparaison que précédemment, comme nous vivons 2 fois plus longtemps en travaillant 2 fois moins, nous devons forcément avoir un peu plus de loisirs qu'eux...
[pour être tout à fait précis, si un "ancien" travaillait 26 ans - on suppose qu'il commence à travailler à 14 ans et décéde à 40 - il travaillait donc 81 380 heures, ce que nous n'atteindrons même pas avec 40 ans à 35 heures, qui ne représentent que 65 800 heures !]

Pour finir, mais là cela devient plus technique et donc plus sujet à discussion, on peut comparer notre PNB par habitant (le PNB, Produit National Brut représente "la richesse" de notre pays et donc, par extrapolation, de ses habitants). Bien que la notion de richesse soit toujours très subjective, on peut quand même constater que, de nos jours, pratiquement chaque famille (ce qui représente au minimum 2 personnes) possède une voiture, ce qui était loin d'être le cas en 1950.



Sans vouloir se noyer dans des chiffres qui ne sont là que pour donner des repères, on ne peut que constater que nos progrès de vie ont été exceptionnels sur les 4 dernières générations. Nous voilà donc face à une grande interrogation : pourquoi notre bonheur n'a pas suivi la même évolution ?

Certains me rétorqueront que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, que nous sommes en pleine récession, qu'il y a des millions de chômeurs, que nos retraites sont remisent en cause et que rien ne laisse prévoir une embellie. Et je suis tout à fait d'accord avec eux ! Il serait même facile de rajouter à ces problèmes purement occidentaux, tous ceux qui touchent le reste de la population du globe, et pour être tout à fait complet, finir avec ceux qui vont s'abattre sur notre planète sans distinction géopolitique.

S'il est évident que nous ne vivons encore pas dans un monde parfait, et je milite même activement pour les causes qui me semblent les plus urgentes, mon propos actuel n'est pas là. Sans pour autant vouloir occulter tous ces problèmes, j'aimerais déjà comprendre pourquoi tous ceux qui bénéficient des incroyables avancées que j'ai cité, ne sont pas heureux.

Les méfaits d'une société de consommation.

Si je poursuis ma réflexion, mon interrogation suivante sera donc : pourquoi ne sommes nous pas heureux ? À la base, il était clair que de ne pas avoir d'abri, ou être malade, ne nous permettait pas d'atteindre le bonheur. Pourtant, avoir un logement et pouvoir se soigner ne nous y pas amené non plus...

Le plus paradoxal, c'est que notre sentiment d'insatisfaction grandit en même temps que notre confort ! Cependant, tout semble idyllique. Pour ne parler que de ma génération (et, par extension, des suivantes), notre santé est hyper-protégée dès notre naissance : maternité, vaccination, médecin de famille, médicaments... Nous ne subissons ni le froid, ni la faim, et nous utilisons tellement d'eau pour nos simples besoins corporels, que s'en est insultant vis à vis de ceux qui n'ont pas notre chance. Nos besoins primaires sont donc largement couverts, et nous avons encore suffisamment de ressources pour crouler sous les divertissements !

Malgré tout, ceux-ci ne nous rendent pas heureux...

Citation:
[Sœur Emmanuelle - "Vivre, à quoi ça sert ?" (Flammarion)]
L'écume ou l'éternité
(Quid est hoc pro aeternitate ? - Qu'est-ce que ceci, au regard de l'éternité ?)

Tout au long de mon existence, j'ai été séduite par tout ce qui "glisse et fuit d'une fuite éternelle". J'ai été fascinée par tout ce qui, telle l'écume, brille de reflets tentateurs et illusoires. C'est quelque chose, tout de même, que cette formidable énergie que nous déployons pour tenter de remédier au formidable vide, à l'insensé, au manque, en nous livrant corps et âme au flux et reflux du plaisir, dans une fuite perpétuelle hors de nous même ! C'est terrible, parce que c'est vain et voué à l'échec. Telle l'écume, le plaisir disparaît sitôt que son objet est saisi. Ainsi, l'insatisfaction creuse en nous, encore et toujours plus profond, son sillage d'amertume. Tout nous échappe, et nous-même avec, car tous nous allons mourir. Fondamentalement, c'est pour oublier la mort que nous nous divertissons. Nous sommes plongés dans un néant : tout fuit, et nous aussi.


À mon humble avis, le problème vient que nos civilisations occidentales se sont tellement laissées entraîner par leurs compétences techniques, qu'elles ont fini par associer le progrès au bonheur.

Effectivement, toute notre civilisation est fondée sur cette notion d'acquisition. Je ne reviendrais pas sur les idées qui nous ont fait choisir cette direction (il semblerait que la croissance soit apparue après la guerre de 1940, et qu'elle fut la réponse du président Truman au communisme), mais il est clair que le système est parti en boucle. Pourtant, l'idée paraissait séduisante : créer des biens de consommation à la chaîne permettait de mettre ceux-ci à la portée de tous.

Malheureusement, si le concept d'une économie complètement dirigée par l'état, à connu la fin que l'on sait, il semble bien que l'attrait du gain ne soit pas un meilleur guide. Dirigée par des règles économiques, notre société se voit obligée de rechercher des marchés pour écouler sa production, et elle n'en a pas trouvé de meilleur que nous. Or, s'il est facile de nous faire acheter l'indispensable, il est beaucoup plus compliqué de nous vendre le superflu, voir l'inutile.

Du coup, une nouvelle science est née : le marketing ! Si son but premier a été d'adapter la production au marché, il ne lui a fallu que peu d'années pour se mettre à chercher à adapter le marché à la production. En effet, quand on souhaite vous inciter à acheter quelque chose qui ne vous apportera fondamentalement rien de plus, les arguments employés peuvent sans risque quitter le rationnel pour investir l'émotionnel. De nos jours, on en arrive carrément à chercher à vous vendre une voiture en vous vantant son lecteur MPEG (nouveau support musical) !

Quand on en arrive à ce stade pour un bien d'une tel coût, il est clair que la mise en valeur des produits de grandes consommations atteint des sommets. Manger des tartines au petit déjeuner ou boire un verre au robinet devient une hérésie que tous les médias dénoncent ! La moindre de nos habitudes est remise en cause, car la nouveauté ne peut être que progrès, et le progrès ne peut être que bénéfique.

Mais que devient notre perception de la vie courante quand, à longueur de journée, on nous vante les avantages de ce qu'on n'a pas (parce que, sinon, cela ne sert à rien d'essayer de nous le vendre !) ? La première réponse qui vient à l'esprit concerne l'humiliation : ne pas pouvoir s'offrir ce que l'on nous décrit comme "courant" ne peut qu'être démoralisant.

Mais le mal ne s'arrête pas là ! Car, pour pouvoir accéder à cette norme, nous nous imposons des contraintes qui ne peuvent qu'aggraver notre mal être. Nous délaissons les "petites" villes - et je ne parle pas des villages ! - pour nous entasser dans des mégapoles sous prétexte qu'elles offrent plus de commodités. Ce faisant, nous limitons notre espace de vie aux 4 murs de notre logement, ce qui nous incite à rechercher des loisirs extérieurs (que ce soit pour les enfants ou pour nous), dépenses qui ne font qu'augmenter notre dépendance à l'argent.

Du coup, l'homme et la femme travaillent, délaissant leurs enfants pour mieux subvenir à leurs besoins. Le plus consternant, dans l'histoire, c'est que, sous l'effet des remords et de la pression des enfants - qui sont, eux aussi, la cible de nos publicistes - nous ne résistons pas à leurs sollicitations, ce qui les conforte dans le schéma "bonheur = consommation".

Je n'ose pas imaginer ce que ressentira un enfant qui ne sera pas capable d'avoir le même niveau de vie que ses parents...
Un choix d'avenir.

Pour résumé, si la société de consommation a permis à l'écrasante majorité d'entre nous de bénéficier des bienfaits de la technique, sa survie passe maintenant par notre aliénation à la recherche du "toujours plus". Or, comme le dit si bien sœur Emmanuelle, cette quête ne peut pas remplir notre vie.

Du coup, tous les petits sacrifices qui pouvaient sembler si anodins, comme la promiscuité, le bruit ou le béton, changent de dimension dès que nous ralentissons notre course folle. L'important, finalement, c'est de ne pas se sentir seul, surtout quand on l'est. Or seul des liens profonds tissés avec nos semblables peuvent nous apporter ce sentiment là.

Mais ces liens ont besoins de temps pour se mettre en place. Heureusement, comme nous l'avons vu plus haut, nous sommes les premiers à bénéficier d'un "capital temps" aussi important. À nous, donc, de choisir si nous voulons le convertir en argent, ou en bonheur...

Bien évidemment, imaginer une soirée sans télévision peut donner des frissons à certains d'entre nous, pourtant nos grands-parents y ont survécu ! Sans vouloir revenir à la chandelle, pourquoi ne pas imaginer une soirée lecture, bricolage (maquette, puzzle, ...) ou jeux de société. Quelque soient vos goût, vous vous rendrez vite compte que, non seulement l'absence de publicité et d'informations ne vous empêchera pas de dormir, mais qu'en plus, de nouveaux échanges s'installerons dans votre famille.

En fait, à partir du moment où l'on accorde une richesse humaine au temps, vouloir sacrifier celui-ci pour augmenter son pouvoir d'achat apparaît vite comme une absurdité. Qu'est-ce qui vous fait penser que votre enfant trouvera plus de plaisir en faisant un tour de manège seul, plutôt qu'en partant à l'attaque des méchants bandits sur votre dos ? Aura-t-il raté sa vie si vous avez préféré dévaler les prés en luge avec lui, après avoir réalisé un igloo ou un bonhomme de neige, plutôt que de l'envoyer au ski ? Est-il plus agréable de tremper ses pieds en bord de mer, en compagnie de quelques centaines d'autres personnes, ou dans un ruisseau avec des oiseaux et quelques vaches comme uniques voisins ?

Sortir des schémas que nous proposent nos média n'est pas si difficile, surtout qu'ils sont trompeurs ! Pouvez-vous seulement imaginer qu'il n'y a que 10% des français qui partent aux sports d'hivers, alors qu'on en parle à la télé tout l'hivers ? De la même manière, qui se risquerait à dire qu'un français sur 3 ne pars pas du tout en vacances (en fait, nous sommes 38% à ne pas être partis du tout en vacances en 1999 [toutes ces données proviennent de l'INSEE]). Arrêtons donc d'écouter le chant des sirènes et essayons de construire notre vie à notre image.

Naturellement, il est clair que si nous sommes nombreux à nous investir dans ce concept de simplicité volontaire, les fondements même de notre société, basés sur une croissance permanente, risquent de s'écrouler. Du coup, nombreux sont ceux qui vont nous prédire chômage et récession sociale !

Pour ma part, ma première réaction consistera à dire que nous n'avons, de toute façon, pas le choix. Je ne redévelopperais pas ici tous les arguments qui me permettent d'être aussi péremptoire (vous pouvez les retrouver dans notre dossier Apocalypse écologique), mais il est clair que notre planète ne supportera pas la mondialisation. Elle est déjà saignée à blanc par un peu plus d'un milliard d'occidentaux, et ce n'est pas l'arrivée imminente de 2,5 milliards de consommateurs supplémentaires (la Chine et l'Inde) qui va arranger les choses !

Ensuite, je pense que si ce sont les consommateurs qui imposent de nouvelles règles à notre société, il n'y a pas de raison pour que celle-ci n'arrive pas à s'adapter en douceur. Quand on voit sa capacité de réaction aux nouveaux marchés, je ne doute pas qu'elle saura créer des emplois même dans des secteurs qui semblent actuellement non-porteurs.

Quoi qu'il en soit, si vous estimez que prendre le temps d'apprécier ce que vous possédez déjà ne nuira, ni à la planète, ni à votre épanouissement, je vous invite à venir rechercher des idées, voir à participer, dans notre dossier sur la Décroissance volontaire que nous mettons en place dans la section Au foyer, rubrique Cercle familial.(http://www.vierurale.com/Interieur/EspFamC.php)

Laurence et Thierry
 
   
Auteur Message
Alx
Utopiste


Inscrit le: 30 Nov 2004
Messages: 1308
Localisation: Annemasse (74)

Posté le: Mar Avr 19, 2005 11:12 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

:AplozAlx: :AplozAlx: :AplozAlx:

Félicitations à tous les deux !

Non seulement, c'est une analyse intéressante de la société, d'un point de vue humain et sociologique mais, en plus, c'est très agréable à lire, ce qui ne gâche rien !

Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je pense que cet article a tout à fait sa place sur la page d'accueil du site... (comme Jérémy vous le proposera sans doute bientôt ! Wink)

Alx
 
   
Auteur Message
Laurence
Petit(e) Raleur/se...Deviendra grand(e)


Inscrit le: 06 Avr 2005
Messages: 7
Localisation: Petit village à 12Km de Gevrey Chambertin (cote d'or)

Posté le: Mar Avr 19, 2005 11:40 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Merci beaucoup.
Ce texte représente un long travail de réfléxion et de rédaction.
Nous sommes heureux qu'il puisse être diffusé et si en plus il plait .... Wink c'est très bien.
 
   
Auteur Message
Fred
Utopiste


Inscrit le: 30 Nov 2004
Messages: 4009
Localisation: On la vue ici sur y'ame

Posté le: Mar Avr 19, 2005 12:49 pm 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

:AplozAlx: :AplozAlx: :AplozAlx:
Bravo je suis en accord parfait avec vôtres analyse.

Fred
 
   
Auteur Message
Invité






Posté le: Mar Avr 19, 2005 12:52 pm 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

je me joins a Alx et Fred pour vous remercier pour ce texte (nickel, clair, aéré, facile a lire, contenu tres interessant : que du bon).

je me retrouve dans beaucoup de points, le principal etant :

Citation:
En fait, à partir du moment où l'on accorde une richesse humaine au temps, vouloir sacrifier celui-ci pour augmenter son pouvoir d'achat apparaît vite comme une absurdité


mais j'avoue que je suis venu a m'interroger sur la "nature" de notre temps uniquement parce que j'ai eu la chance de passer quelques semaines au contact de gens qui savent profiter de ce qu'ils ont car ils n'ont pas grand chose.

beaucoup de mes pairs auraient besoin d'un tel catalyseur pour enfin prendre la mesure de ce qui est vraiment important, pour comprendre qu'on s'enchaine a des obligations qui n'en sont pas.



pour finir :


Citation:
Bien évidemment, imaginer une soirée sans télévision peut donner des frissons à certains d'entre nous


ce sera de plaisir pour moi tant les programmes tele sont d'un interet quasi nul Wink (quasi et non pas totalement, il existe quand meme des emissions de qualité et interessantes)
 
   
Auteur Message
fallen angel
Utopiste


Inscrit le: 06 Déc 2004
Messages: 734
Localisation: montpellier et les trefonds de l enfer

Posté le: Mar Avr 19, 2005 1:25 pm 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

eh bien moi aussi , bien qu arrivant un peu tard, merci beaucoup pour ce texte.
les éloges sont deja faites, on ne m a pas laissé de miettes... Wink

mais si je puis me permettre une question.

mon avis est qu une tribu vivant dans un petit village au milieu de la nature, chasse pour se nourrir, ou bien pêche, voire cultive quelques lopins selon sa localisation, aucun argent n existe, et les loisirs se font tout naturellement.

mais sans meme parler de consommation ni meme arriver au stade catastrophique de la société actuelle, n'est-ce pas le concept meme de société ( à grande échelle ) qui est la source du problème?

aujourd hui comment gérer quoi que ce soit sans argent? ce n est pas possible.

comment se fait-il que l on en soit a chercher des rencontres a distance sur internet, alors qu il suffirait de sortir se promener et de tenter de faire connaissance?

parce que cela ne se fait pas, sauf dans certains endroits "autorisés".

l'être humain à lui seul est déjà suffisament cruel et chargé de haine, mais le faire vivre avec autant de ses pairs ne fait que renforcer le problème.

personellement, je pense qu une tribu isolée sera forcément + heureuse qu'une nation regroupant des millions de personnes qui se retrouvent a devoir subir la dictature de la majorité ( vive la démocratie ).

Je sais que mon opinion sur l'espèce humaine est globalement ( meme dans mes posts sur d autres sujets ) très negative, mais meme sans mon cynisme, cette option de revenir aux groupements plutot qu aux nations ne serait-elle pas une solution pour vaincre ce problème d'éternelle insatisfaction?
 
   
Auteur Message
Mayavega
Créatrice/Créateur d'idéologie


Inscrit le: 30 Nov 2004
Messages: 399
Localisation: dans les méandres de mon cerveau malade

Posté le: Mar Avr 19, 2005 7:27 pm 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Excellent texte !!! Et je vote pour !!!!
Je passe mes soirées à ne savoir que faire à lire ou à faire des jeu de sociétés, ou video parfois avec moi cher compagnon, lui-même ce joint à moi pour féliciter la justesse et l'avant gardisme de ce texte...
MERCI

Maya et Julien.
 
   
Auteur Message
ludo90290
King of the weeeeeeeeek
King of the weeeeeeeeek


Inscrit le: 10 Fév 2005
Messages: 1971
Localisation: CM

Posté le: Mar Avr 19, 2005 10:01 pm 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Laurence a écrit:
Je n'ose pas imaginer ce que ressentira un enfant qui ne sera pas capable d'avoir le même niveau de vie que ses parents...
Un choix d'avenir.

J'aime bien cette phrase.

Tout le texte est sublime, un régale.
:YEAM:
 
   
Auteur Message
jérémy
Utopiste


Inscrit le: 23 Nov 2004
Messages: 2246
Localisation: Terra

Posté le: Mer Avr 20, 2005 8:01 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Toujours pas eu le temps de lire ton texte Laurence...Oui honte à moi Embarassed (petit soucis de santé en ce moment Mad )...Mais vu l'entousiasme qu'il en ressort, il va directement dans les prochains articles si tu es d'accord ??? Rolling Eyes
 
   
Auteur Message
Laurence
Petit(e) Raleur/se...Deviendra grand(e)


Inscrit le: 06 Avr 2005
Messages: 7
Localisation: Petit village à 12Km de Gevrey Chambertin (cote d'or)

Posté le: Mer Avr 20, 2005 8:24 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Oui, bien sûr, je suis d'accord. Very Happy
Merci à tous pour vos compliments.
Ce texte, écrit par mon conjoint (Thierry, webmaster de VieRurale), est en ligne depuis plusieurs mois sur notre site, mais n'avait pas encore été diffusé comme ça, en dehors de "chez nous".
Nous sommes donc ravis qu'il plaise.
 
   
Auteur Message
jérémy
Utopiste


Inscrit le: 23 Nov 2004
Messages: 2246
Localisation: Terra

Posté le: Jeu Avr 21, 2005 8:13 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Ca y est il est en ligne
Arrow http://www.y-en-a-marre.org Wink

Laurence et Thierry a écrit:
nous sommes les premiers à bénéficier d'un "capital temps" aussi important. À nous, donc, de choisir si nous voulons le convertir en argent, ou en bonheur...


Voilà donc la thése que je retiend ce ce papier...Et c'est justement la question que je me posais Dimanche dernier en voyant tous ces gents dans la rue...A déambuler en un flot continue...Néamoins, je pense qu'il manque un point important à cette analyse...

Le blasage ! Ou la fin des idéologies...La fin des rêves en quelques sortes...Comme un singe savant qui se rendrait compte de la futilité qu'il y a à vouloir bouffer les poux de son voisin, nous, nous sommes perdus dans un monde qui semble être devenu anthropophage...Trop savants ? Rolling Eyes
 
   
Auteur Message
p@t!
Raleur/se et Rêveur/se


Inscrit le: 04 Avr 2005
Messages: 39
Localisation: Nice

Posté le: Dim Mai 15, 2005 2:24 pm 
MessageSujet du message: Pat le boulet
Répondre en citant

Moi je trouve ça trop long et trop gnan gnan. Ca manque un peu de piment !

Faîtes l'amour pas la guerre, ya que ça de vrai.

Si les gens étaient un peu plus ouvert, ce serait un peu plus cool.

Rien de tel qu'un uniforme pour rendre les gens cons.

Quoi je suis hors sujet, c'était quoi le sujet, c'était pas "ké monde pourrit" !

Razz
 
   
Auteur Message
Laurence
Petit(e) Raleur/se...Deviendra grand(e)


Inscrit le: 06 Avr 2005
Messages: 7
Localisation: Petit village à 12Km de Gevrey Chambertin (cote d'or)

Posté le: Lun Mai 16, 2005 8:56 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Et oui, c'est bien le problème de nos jours!
Trop long....c'est vrai que passer quelques minutes à lire c'est une perte de temps!
Gnan gnan? pourquoi pas, on n'est pas obligé d'aimer.
Manque de piment? ce n'était pas le but: on n'est en train de raconter un film de Bruce Willis!
Pour la suite, oui, tu as raison: hors sujet.
 
   
Auteur Message
jérémy
Utopiste


Inscrit le: 23 Nov 2004
Messages: 2246
Localisation: Terra

Posté le: Lun Mai 16, 2005 9:04 am 
MessageSujet du message:
Répondre en citant

Laurence a écrit:
Et oui, c'est bien le problème de nos jours!
Trop long....c'est vrai que passer quelques minutes à lire c'est une perte de temps!
Gnan gnan? pourquoi pas, on n'est pas obligé d'aimer.
Manque de piment? ce n'était pas le but: on n'est en train de raconter un film de Bruce Willis!
Pour la suite, oui, tu as raison: hors sujet.


Laughing Désolé , Laurence, tu viens de rencontrer P@t! Wink

Laughing Sacré P@t!... T'en rates pas une Laughing
 
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