Fred Utopiste
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Posté le: Jeu Avr 07, 2005 12:43 pm
Sujet du message: Urgentismes, Lycéens: Le Courages Des combatent(e)s. |
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| Citation: | Appel à un "blocage général" des lycées en France
| Citation: | PARIS (AFP), le 07-04-2005
La Coordination nationale lycéenne, soutenue par la Fidl et le SNES-FSU, a appelé à une journée de "blocage général" des lycées jeudi, alors que le mouvement de contestation contre la loi Fillon se poursuit.
La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) a relayé mercredi l'appel au "blocage général", lancé mardi par la Coordination lycéenne, tandis que l'Union nationale lycéenne (UNL) n'appelait pas formellement à l'occupation mais "soutiendra" les initiatives qui seront "décidées démocratiquement".
Créée il y a deux mois, au début du mouvement lycéen, indépendante des deux syndicats lycéens UNL et Fidl, plus informelle et plus radicale aussi, la Coordination a demandé le soutien des enseignants.
Le ministre de l'Education nationale François Fillon a affirmé mercredi à l'Assemblée nationale qu'il ne laisserait pas une "infime minorité" de lycéens bloquer le fonctionnement du système éducatif et qu'il avait donné des instructions pour l'empêcher. Il a assuré que les blocages et occupations de lycées ne concernaient que "moins d'un pour cent des établissements.
De son côté, la Coordination lycéenne s'est adressée aux syndicats enseignants, leur demandant de lancer dès cette semaine un appel commun à une action nationale. Elle a immédiatement reçu une réponse, émanant du principal syndicat enseignant des lycées et collèges, le Snes-FSU, qui a appelé "tous les personnels à rejoindre l'action" des lycéens jeudi "partout où les conditions le permettent, y compris en décidant la grève".
"Il y a encore un mouvement lycéen significatif, donc nous avons pris la décision d'inciter les enseignants à discuter, à participer à la journée lycée mort", a déclaré à l'AFP Bernard Boisseau, secrétaire général du Snes.
Jeudi matin, plusieurs centaines de lycéens opposés à la loi Fillon ont bloqué momentanément l'accès du lycée Baggio de Lille, avant de se rassembler dans le centre ville. La présence parmi les lycéens d'une vingtaine de jeunes gens qui ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre et pris des automobilistes à partie a créé un climat de tension. Les responsables du rassemblement lycéen ont aussitôt dénoncé ces agissements.
Les lycéens de plusieurs établissements lillois se sont ensuite rendus aux lycées Faidherbe et Gaston Bergé, à la périphérie de la ville. Devant Faidherbe, les CRS ont procédé à des sommations après de nouveaux jets de pierres pour les éloigner de l'établissement.
En fin de matinée, les lycéens se sont rassemblés pour un sit-in devant la préfecture, où un fort cordon de police a été mis en place.
A Amiens, 500 à 1.000 lycéens ont fait le tour des établissements de la ville dans le calme pour tenter de les bloquer, avant de se rassembler devant la gare.
En Franche-Comté, neuf lycées, dont six des neuf établissements publics de Besançon, étaient confrontés à des blocages ou filtrages mis en place par les lycéens et entraînant de fortes perturbations des cours, a-t-on appris auprès des établissements et de source policière.
Les six lycées de Besançon fermés depuis mardi matin, sur décision de leurs proviseurs après plusieurs jours de blocage, ont rouvert jeudi matin mais n'ont accueilli que peu d'élèves, essentiellement étudiants post-bac et terminales.
Dans le Val-de-Marne, plusieurs manifestations ont rassemblé deux mille lycéens venus de différents établissements du département, a-t-on appris de source policière.
Une autre manifestation est prévue par les comités d'action lycéens (CAL) vendredi à 14H00 devant le rectorat de Créteil, avec le soutien des parents d'élèves de la FCPE du Val-de-Marne, a annoncé la FCPE.
Poursuite de la grève des urgentistes, reçus cette semaine au ministère |
PARIS (AFP), le 06-04-2005
Les urgentistes hospitaliers, toujours massivement en grève, ont obtenu mercredi d'être reçus cette semaine au ministère de la Santé, où Philippe Douste-Blazy s'est saisi du dossier des gardes des médecins libéraux, agitant la menace d'un système contraignant.
Pour la grève, le président de l'Amuhf Patrick Pelloux a fait état d'une "mobilisation aussi importante" que mardi, avec une "participation se situant globalement à 90% : 90 à 95% dans les hôpitaux généraux (CH, ndlr) et proche de 80% dans les centres hospitalo-universitaires" (CHU), a-t-il dit à l'AFP.
L'Amuhf appelle depuis lundi les urgentistes à une grève "générale et illimitée" pour dénoncer l'engorgement de leurs services, suivie selon elle à 85% lundi et à 90% mardi.
Mercredi, la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) a indiqué que "le mouvement (...) décélère légèrement et l'on constate une baisse du taux de mobilisation. Celui-ci est de 64,72% dans les CHU et de 77,56 % dans les CH", contre, respectivement 74% et 92% mardi.
La grève ne semblait pas avoir d'incidence pour les patients en raison des réquisitions de médecins, qui se contentent d'arborer un brassard "en grève".
Le ministre a annoncé à la presse que le directeur de la Dhos, Jean Castex, recevrait cette semaine les représentants syndicaux et les directeurs d'agences régionales, pour voir "les endroits les plus chauds (...), où les urgentistes sont les plus débordés".
Cette rencontre aura lieu vendredi après-midi, selon l'Amuhf.
Le ministre, évoquant la mise en oeuvre du plan Urgences lancé en septembre 2003 par son prédécesseur Jean-François Mattei, a rappelé qu'une enveloppe de 175 M d'euros était prévue pour 2005 au titre du plan doté de 489 M EUR sur 5 ans.
S'adressant aux médecins libéraux, accusés par certains d'une insuffisante implication dans la permanence des soins (PDS, gardes et astreintes) et de contribuer à un afflux massif de patients vers les services d'urgences, le ministre a laissé planer la menace d'un retour à un système contraignant.
Un décret très attendu sur l'organisation de la PDS étant examiné mercredi par le Conseil d'Etat, pour une possible parution au Journal officiel "dans les 48 heures", M. Douste-Blazy a annoncé qu'il comptait en évaluer les effets d'ici 6 mois.
"Si dans six mois, je vois que ça ne fonctionne pas, sachez que je prendrai mes responsabilités", a-t-il dit.
Les syndicats de médecins libéraux et l'assurance maladie doivent aboutir jeudi à un accord revalorisant ces gardes et astreintes. Les gardes des généralistes sont actuellement rémunérées 50 € par tranche de 12 heures.
Pour l'instant, il ressort des premières réunions qu'ils obtiendraient notamment 60 € pour la régulation des appels téléphoniques (en lien avec les Samu), 50 € pour une astreinte de 20h à 24h, 150 € pour une astreinte de 08h à 20h les jours fériés et le week-end. |
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