sydney Utopiste
Inscrit le: 05 Juil 2005 Messages: 743 Localisation: au bord de la terre
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Posté le: Sam Oct 13, 2007 5:25 pm
Sujet du message: L'ennemi intime |
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Film sur la guerre d'Algérie sur le mode des films de guerre americains type Platoon. Etonnant et très fort pour un film Français.
Je pense que c'est un bon film qui n'absout en aucun cas le gouvernement Français de l'époque.
A vrai dire je craignais un point de vue angélique des faits vue la tendance a oublier ce passé et a n'en glorifier que les bon moments.
La vérité est brute et dite toute crue finalement… assez bien servie par Benoît Maginel et Albert Dupontel et un court passage de Fellag (humoriste kabyle).
Le film est juste, humain même.
On saisie assez bien au final l'absurdité de cette guerre sans nom ainsi que la torture. La lutte des combattants contre l'ennemi mais aussi contre eux-même pour éviter de commettre l'irréparable et devenir fou…C'est un film thérapie pour les génération qui ont fait cette guerre mais aussi une leçon d'histoire…
La plupart des camps sont montrés : Français combattant fraichement arrivé et idéaliste, Français combattant ayant subis eux même la torture des Allemands quelques années auparavent qui torture ensuite les Algériens, Algérien résistant contre la France (ayant combattus au coté de la France en 39/45), harkis ayant aussi combattus au coté de la France…et même Français deserteur (tout a la fin du film) qui comprends que cette guerre était inutil, injuste tant la revandication des Algériens est légitime…et que ses camarades sont mort en vain.
Evidemment le point de vue est Français et t l'ennemie Algérien est peu représenté mais quand il l'est c'est aussi de manière assez juste et correct en rapport a l'histoire.
Je crois que le film relate 27 500 morts environ coté Français
et entre 200 000 et 600 000 morts cotés Algérien.
La livre FrançaAlgérie relate 300 000 morts Algérien (dont une partie assassiné par le FLN) lors de la guerre. Et 700 000 morts à l'arrivée des Français en Algérie en 1830.
http://www.lennemi-intime-lefilm.fr/
Algérie, 1959. Les opérations militaires s’intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien (Benoît Magimel), un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac (Albert Dupontel), un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.
| Citation: |
http://www.commeaucinema.com/film=l-ennemi-intime,62772.html
Algérie, 1959. L’armée française tente, tant bien que mal, de contenir une violente guérilla menée par le FLN visant à gagner l’indépendance de la nation Algérienne. Le peuple est déchiré entre ses parents d’adoption (devenus envahissants) et ses racines ancestrales ; entre Raison et Sentiments.
Algérie, 1959. Tout est double : les versions officielles et officieuses, les discours politiques, les engagements, les sentiments. Une seule chose demeure universelle pourtant : la douleur d’une population meurtrie d’une part, et celle des milliers de jeunes recrues de métropole, parachutés, un fusil à la main, au milieu des montagnes kabyles. Une douleur si violente qu’elle demeure pugnace près de 50 ans plus tard, au point que, malgré les années, le tabou – la honte ? – reste vivace. Trop vivace.
Si les Etats-Unis ont, assez rapidement et énergiquement critiqué le conflit vietnamien (Voyage Au Bout De L'Enfer 1978, Apocalypse Now 1979), le cinéma français n’a jamais vraiment réussi à s’affranchir de la chape de plomb tombée sur ses douloureux conflits d’indépendance (Indochine ou Algérie), au point que très peu de films osent les évoquer et encore moins les analyser ou les dénoncer.
Pourquoi une telle frilosité ? Certainement par peur de tomber dans l’extrémisme ou le révisionnisme. Sûrement aussi parce qu’encore beaucoup de protagonistes (bourreaux ou victimes) sont parmi nous. Sans doute enfin parce que l’Histoire n’aime pas toujours qu’on la réduise à une froide succession de faits.
Alors, un film de guerre français sur le conflit franco-algérien ? on demande à voir.
Florent Emilio Siri (Nid De Guepes) aux commandes ? Dupontel face à Magimel ? Patrick Rotman (Nuit Noire 17 Octobre 1961, La Guerre Sans Nom) à l’écriture ? Oui, on demande sérieusement à voir.
Dès les premières secondes de pellicule, c’est le choc. Une photo (de Giovanni Fiore Coltellaci) splendide, des scènes de guérilla parfaitement maîtrisées, des images de tortures et de massacres difficilement regardables, des influences affichées (la fraternité militaire de Platoon ou la folie d’Apocalypse Now) et respectées ; visuellement, L’Ennemi Intime prend aux tripes et n’a franchement pas à rougir face aux cuirassés US du genre.
Mais qu’en est-il humainement et – osons le mot – idéologiquement ? Comment traiter un sujet aussi sensible ? Visiblement, Siri a courageusement trouvé sa voie. Comment évoquer une guerre qui – longtemps – n’existait officiellement pas ? En évitant toute forme de manichéisme (ici, la violence est de tous bords et de tous les instants) et en ne se concentrant que sur la détresse et l’incompréhension des protagonistes.
En ressort un film troublant et dur, témoignant de la descente aux enfers de ces hommes qui perdent pied ; mettant en scène la schizophrénie d’une époque et d’une idéologie dépassée ; et peignant la virulente confrontation de l’humain et de l’inhumain.
Au final, on a le cœur brisé et l’estomac retourné de voir toutes ces familles souffrir… et de voir ces hommes couler lentement et découvrir leur pire ennemi.
Car l’ennemi intime, c’est aussi bien le frère (algérien ou français) que l’on combat que le fou qui sommeille en nous.
Eléonore Guerra |
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