veronique La tête dans le ciel...
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Posté le: Mar Nov 29, 2005 9:27 am
Sujet du message: quand les artistes s'en mêlent... |
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Rachid Taha, a toujours défendus ses convictions, avec justesse, très bon chanteur (je le sais pour l'avoir vu sur scène aux vieilles charrues), il est excellent... heureusement que certains artistes n'ont pas peur de dire tout fort ce que pensent les autres tout bas...
| Citation: | Rachid Taha chante à Londres contre la guerre en Irak
2005-11-28 15:06:07
LONDRES (AFP)
"Arrêtez la guerre, ramenez les troupes" britanniques: une coalition de rockeurs emmenée par un Rachid Taha des grands soirs a donné de la voix tard dimanche à Londres pour faire entendre son opposition à la guerre en Irak.
Dans une salle de l'Astoria bondée, le rocker français réunissait autour de lui des pointures du rock engagé, au bénéfice de la "Stop the War Coalition", qui milite pour le retrait de troupes britanniques d'Irak et la fin d'une occupation "immorale". On retrouvait aux manettes Brian Eno, ancien musicien de Roxy Music devenu producteur et gourou de l'électronique, et à la guitare Mick Jones, du groupe légendaire The Clash qui a décloisonné le rock et contribué à lui donner une conscience.
L'engagement et le goût de la prise de risque de Rachid Taha remontent à ses débuts avec son groupe Carte de Séjour. En 1986, il marque les esprits en se réappropriant "Douce France", de Charles Trénet, au grand dam de quelques grincheux. Pour lui, malgré la banalisation de la guerre, et la lassitude de l'opposition face à l'obstination des politiques, ce concert a un sens, et une portée pratique.
"Bien sûr que cela fait avancer les choses", explique-t-il. "Ne serait-ce que grâce à la présence de personnages comme Brian (Eno) ou Mick (Jones). Ce sont des artistes qui sont restés rockeurs et véritablement engagés, des rebelles comme on n'en a pas en France".
En France justement, Taha se sent un peu seul dans le rôle d'agitateur protestataire. "Je suis un ovni, c'est dramatique", déplore-t-il.
La complicité de Mick Jones avec Rachid Taha l'a naturellement amené à participer à l'événement: le guitariste fait son entrée en scène pour la version arabisante du grand classique de The Clash, "Rock the Casbah".
"C'est Joe Strummer (le chanteur de The Clash, décédé en 2002) qui m'avait dit +il faut que tu écoutes ce gars, un Français avec une touche algérienne+", rappelle Mick Jones après le concert. "La première fois que j'ai joué leur version de 'Rock the Casbah', ils ont dû m'apprendre les accords", rigole-t-il.
Son pedigree d'activiste n'a rien à envier à personne. Mais pour Jones, le ton direct du rock remplace avantageusement les longs discours. "Moi je déteste le prêchi-prêcha", avance-t-il. "C'est condescendant, et insultant pour le public. Ici ce soir, on connaît tous le problème, pas besoin d'insister lourdement. C'est comme ça que j'aime que les choses soient faites".
Malgré sa large opposition à la guerre en Irak, l'opinion publique britannique semble impuissante à peser sur les débats. Stop the War espère toujours la convaincre qu'il n'est jamais trop tard pour arrêter le gâchis.
Le 10 décembre, elle organisera à Londres une conférence de paix internationale réunissant des délégués américains, britanniques, et irakiens.
Pour Taha, il n'est jamais temps de se rendre. "Oui, la voix publique peut l'emporter, à condition de persévérance", espère-t-il.
Et de s'interroger, prolongeant une conversation qu'il reconnaît avoir eue la veille: "Ca fait combien de temps qu'on n'a pas eu de révolution ?"
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