Fred Utopiste
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Posté le: Lun Juil 18, 2005 1:04 pm
Sujet du message: CGT: |
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| Citation: | Les saisonniers immigrés en grève reçus par le préfet de la région PACA
Une délégation des représentants de saisonniers agricoles immigrés de deux exploitations des Bouches-du-Rhône, en grève depuis mardi, sera reçue lundi à Marseille par le préfet de la région PACA, Christian Frémont, a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture.
Le préfet recevra un représentant des 240 salariés grévistes ainsi que plusieurs délégués CGT, de l'union locale de Fos-sur-Mer et du département pour une réunion qui se tiendra à 16h00.
Le préfet aura en main un rapport de l'inspection du travail qui a fait une visite sur les exploitations samedi et dimanche pour y inspecter les conditions de travail et d'hébergement jugées "effroyables" par la CGT.
Les saisonniers agricoles immigrés, 120 Tunisiens et 120 Marocains, employés à la SEDAC et à Poscros, deux exploitations fruitières dépendant du même employeur de Saint-Martin-de-Crau, sont en grève depuis mardi pour le paiement d'arriérés de salaires, en pleine récolte de pêches et d'abricots.
Leur employeur, l'un des plus gros producteurs de pêches de France, doit à chacun entre 1.500 et 2.500 euros d'arriérés d'heures supplémentaires.
Théoriquement rémunérés au SMIC, en vertu du contrat OMI (Office de migrations internationales) qui permet à des employeurs de recruter pour des durées déterminées (8 mois maximum) des saisonniers étrangers, ils ne touchent qu'environ 800 euros à la fin du mois.
Dimanche après-midi, quelque 500 personnes, selon la gendarmerie, de 700 à 800 personnes selon la CGT, dont les 240 salariés saisonniers, se sont rassemblées devant l'exploitation à Saint-Martin-de-Crau.
Par ailleurs, prévue samedi, la visite de l'inspection du travail s'est poursuivie dimanche, a indiqué la préfecture.
Les heures supplémentaires non payées, "c'est illégal", a rappelé Marcel Lucciani, inspecteur de la direction départementale du travail, cité par le quotidien La Provence. "Les salariés font office de banquiers de leur patron", a-t-il ajouté constatant également que les logements "sont insalubres et non conformes au regard du code rural".
"Même si l'inspection du travail reconnaît que les logements sont insalubres, on ne peut pas demander aux salariés de continuer à y vivre", a indiqué à l'AFP Bernard Gleize, représentant CGT pour l'agro-alimentaire des Bouches-du-Rhône. "C'est aux pouvoirs publics de prendre leur responsabilité afin de reloger ces saisonniers", a-t-il ajouté.
La CGT demande également que les saisonniers grévistes aient la garantie de pouvoir revenir travailler en France la saison prochaine.
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